Base de données «Sorcellerie»

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Cette base contient 1 961 personnes accusées de sorcellerie en Alsace.

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L’habitude prise de ne parler que des sorcières pourrait laisser penser qu’il n’y avait que des femmes accusées de sorcellerie, ce qui est faux, des hommes et des enfants ont été accusés et pour la plupart condamnés.

Certes, la majorité des procès ont concerné des femmes, mais cela ne peut en aucun cas s’apparenter à un féminicide tel que nous l’entendons de nos jours. Il y a eu un véritable acharnement contre les femmes accusées de sorcellerie, mais la plus grande partie de leurs dénonciateurs et de leurs accusateurs étaient des femmes !

Quant aux juges et aux ecclésiastiques, il s’agissait d’hommes, ainsi était structurée la vie administrative à l’époque et depuis toujours, l’église aussi a été et est dirigée par les hommes.

Une étude historique ne peut se réaliser honnêtement si on juge avec le regard d’aujourd’hui, il faut toujours se replacer dans les contextes de l’époque qui est étudiée pour en comprendre les tenants et les aboutissants.

Mais qui sont ces sorciers et ces sorcières ? Sont-ils comme l’imaginaire collectif se les représente, chevauchant un balai avec un chat noir et des mixtures dans un chaudron, ou tout au contraire des personnes tout à fait normales que la jalousie, la méchanceté et la vindicte populaire conduiront au tribunal et souvent au bûcher…

Que leur reproche-t-on ? Leurs connaissances, leur aisance matérielle, leur franc-parler, leur apparence physique.

Tant de motifs peuvent susciter rancœur ou jalousie. Soigner, par les potions, par les plantes. Guérir, par les mains, par la parole. Mettre au monde un enfant en bravant les interdits de l’église. Avoir un train de vie et des moyens plus importants que la plupart des gens. Avoir un charme « surnaturel » qui fait chavirer les cœurs…

Tout ceci n’est pas normal, il faut que le Diable s’en soit mêlé ! Il faut être envoûté ! Le Malin y est certainement pour quelque chose…

Il suffit alors d’un racontar, d’un ragot, et chacun d’y rajouter son petit mot, sa petite phrase assassine… Il n’en faut pas plus pour que surgisse le terme tant redouté : « Sorcellerie » ! La rumeur publique fera le reste.

L’imaginaire collectif, la tradition orale, les légendes, les superstitions, les menaces de l’église, tous les éléments sont réunis pour créer un climat de peur et de délation. Et chacun d’y aller pour régler ses comptes avec un concurrent ou un voisin, parfois même un membre de sa propre famille.

En route pour la grande traque !